« 5 jeux d’écriture pour se (re)mettre à écrire en douceur »
On attend souvent « le bon moment » pour écrire… et il ne vient jamais.
Les journées défilent, le travail, la famille, le quotidien prennent toute la place, et l’envie d’écrire finit au fond d’un tiroir.
La bonne nouvelle, c’est qu’il ne faut pas grand-chose pour rouvrir la porte : un stylo, quelques minutes, et un jeu d’écriture simple.
Dans cet article, tu vas découvrir 5 jeux d’écriture très accessibles, que j’utilise souvent en atelier pour délier la main, contourner l’autocensure et retrouver le plaisir de jouer avec les mots.
Tu peux les tester chez toi… et, si tu as envie d’aller plus loin, les vivre en vrai au sein d’un groupe, lors de mes ateliers en Bretagne.
1. Le jeu des listes improbables
Principe : écrire des listes sans réfléchir trop longtemps, pour faire sauter la censure.
Quelques idées de listes :
- Les choses que j’aimerais oser.
- Les lieux où j’aimerais me réveiller.
- Les phrases que je ne dis jamais à voix haute.
- Les petites choses qui me font du bien.
Tu règles un minuteur sur 5 minutes, tu choisis une liste… et tu laisses venir tout ce qui passe par la tête.
En atelier, ce jeu sert d’échauffement : il rassure, il amuse, il fait tomber la pression du « bon texte ».
2. Le « je me souviens » revisité
Ce jeu est inspiré du fameux « Je me souviens » de Georges Perec.
On commence plusieurs phrases par « Je me souviens de… », et on laisse les souvenirs remonter, sans chercher à être original ou profond.
Par exemple :
- Je me souviens de l’odeur de la salle des fêtes.
- Je me souviens de la nappe en toile cirée chez ma grand-mère.
- Je me souviens des trajets en voiture de nuit.
En atelier, on travaille ensuite à partir d’un de ces souvenirs pour en faire une petite scène, un dialogue, ou un début de récit.
C’est un jeu puissant pour traverser la peur de « ne rien avoir à raconter ».
3. L’objet mystérieux
Tu choisis un objet autour de toi (ou je t’en propose un en atelier) : un mug, une écharpe, une clé, une boîte, une paire de lunettes…
Tu écris en imaginant :
- D’où vient cet objet ?
- Qui l’a offert ?
- Quel secret pourrait-il contenir ?
En groupe, ce jeu fonctionne très bien : on se rend compte que, à partir d’un même objet, chacun invente une histoire totalement différente.
Cela montre à quel point chaque regard est singulier… et donc précieux.
4. La carte postale à soi-même
Consigne : « Écris-toi une carte postale depuis un autre moment de ta vie. »
Par exemple :
- Depuis ton toi de 8 ans.
- Depuis ton toi dans 10 ans.
- Depuis un jour important (heureux ou difficile).
Le format court de la carte postale permet de ne pas se sentir submergé, tout en ouvrant un espace très intime.
En atelier, ce jeu crée souvent des textes touchants, doux, parfois drôles, qui renforcent le sentiment de connexion à soi.
5. Le cadavre exquis revisité
En solitaire, tu peux l’adapter : tu tires au hasard quelques mots dans un livre, un journal, ou sur des petits papiers, et tu te donnes 10 minutes pour écrire un texte qui les contient tous.
En groupe, on peut faire circuler les débuts de phrases, les personnages, les lieux… et voir naître des histoires complètement inattendues.
Ce jeu réveille l’imprévu, le rire, la surprise – tout ce qui nourrit l’envie de revenir écrire.
Et après ?
Tu peux déjà t’amuser avec ces jeux chez toi.
Mais ce qui change vraiment tout, c’est :
- Le cadre bienveillant.
- Le rythme des propositions.
- Les autres, qui lisent, écoutent, partagent.
C’est exactement ce que je propose dans mes ateliers d’écriture, en Bretagne, autour de Lamballe et de Saint-Brieuc.
Si ces jeux t’ont donné envie de continuer, tu es le bienvenu / la bienvenue à une séance ponctuelle ou à un cycle plus long : viens voir comment ces petites expériences prennent une autre dimension quand on les vit ensemble.